Google lance le streeview ! la réponse au birdeyeview de Microsoft

juin 21, 2007

Incroyable !

Ces 2 là me fascinent, Google et Microsoft rivalisent de créativité et d’investissements pour se contrer et pour nous fournir du contenu génial.

On avait déjà parlé du bird eye view, de l’intérêt immense que cela avait http://visionair.wordpress.com/2007/03/23/microsoft-virtual-earth-quoi-de-neuf-depuis-3-mois/, ce qui me faisait dire que microsoft avait pris un vrai avantge sur google.

Et là je ne l’ai pas vu venir, même pas en rêve, google parvient à sortir un truc tout aussi génial tout en étant différent: le streetview.

Le streetview permet de se balader au niveau de la rue (au contraire du bird eye view qui correspond comme son nom l’indique à la vision d’ou oiseau). Il est possible de se déplacer en suivant un axe parallèle à la route et de regarder avec 6 degras de libertés ce qui nous entoure (en haut, en bas, à droite à gauche, devant, derrière) le tout avec une facilité surprenante. Il est également possible de zoomer dans toutes les directions jusqu’à une précision fantastique.

Bien sûr seules quelques villes sont couvertes pour le momeent aux USA.


Un pas de plus vers la publicité sur les mashups googlemaps

juin 21, 2007

Une annonce qui n’a pas fait trop de bruit mais qui selon moi constitue une véritable étape dans l’aventure google maps: la possibilté d’intégrer une barre de recherche locale dans les mashups. (en bas à droite)

screenshot374.gif

Pourquoi est-ce important ? Parce que cela montre assez concrêtement comment Google va monétiser toutes les connexions des millions d’internautes sur ses cartes. Ce n’est qu’une demi surprise puisque Microsoft avait été bcp plus clair dès le début quant à son modèle écolomique et on pouvait facilement imaginer que Google aurait le même modèle.

Alors comment ça marche: dans cette petite barre de recherche vous pouvez taper n’importe quelle activité ou commerce: pizza, hôtels, boulangerie et voir apparâitre sur la carte les résultats les plus proches. C’est assez génial pour l’internaute, imaginez, vous êtes sur une mashups qui présente des hôtels et vous voulez savoir si vous êtes proche d’une boulangerie ou d’un restaurant !

Par contre là où ça peut être moins drôle c’est si vous êtes un hôtelier que vous avez mis une carte google maps sur votre site et que les internautes commencent à taper “hôtels” dans cette barre de recherche et qu’ils voient donc apparaître vos concurrents avec des liens vers leur site …

Est-ce que Google va permettre d’exclure certains mots ? Comment vont ils pouvoir gérer ça si c’est le cas ?

Microsoft ne s’est pas pris la tête, ils ont simplement dit, soit vous acceptez cette barre de recherche locale, soit vous payez en fonction du nombre de clics sur nos cartes.

En tout cas on imagine maintenant très bien que les points qui apparaitront sur la carte grâce à cette barre de recherche locale pourront être sponsorisés et donc permettre de monnétiser les mashups google.


Et la publicité fut sur les mashups Google en France

juin 21, 2007

L’heure est à la monétisation pour Google Maps. Deux semaines après avoir présenté une version pour entreprises, Google annonce d’une part l’ouverture du référencement naturel dans Google Maps mais également le lancement d’insertions publicitaires, dérivées d’AdWords.

En matière de référencement, Google France s’appuyait jusqu’à présent sur des bases de données professionnelles pour répondre aux requêtes “entreprise” dans Google Maps. Tout comme il le fait avec Google Search, le moteur souhaite désormais ouvrir son index à n’importe quel professionnel, commerçant, artisan ou entreprise souhaitant mentionner sa localisation dans l’outil cartographique. “De grandes enseignes comme Pizza Hut ou BNP Paribas nous ont déjà fourni les emplacements de leurs points de vente et de leurs agences.” indique sébastien Badault, Directeur de la stratégie commerciale Google France.

Mais en dehors de cet index “naturel”, Google annonce également le lancement d’un nouveau service publicitaire, dérivé de AdWords, sa plate-forme de liens sponsorisés. L’encart réservé aux annonceurs se situe à gauche de l’interface, au dessus de l’index naturel. L’annonceur dispose également de la possibilité d’afficher ses points de vente sur la carte avec un logo, et peut afficher numéro de téléphone ou liens vers son site web dans la bulle d’information.

“Depuis son lancement, ce système fonctionne très bien aux Etats-Unis grâce à un bon retour sur investissement pour l’annonceur, qui est-comme pour AdWords- facturé au clic. Ce nouveau format permettra de monétiser Google Maps ainsi que les nombreux mashups, exploitant notre outil cartographique” complète Sébastien Badault.

Avec ce lancement, Google confirme en tout cas son génie marketing et sa capacité à toujours associer service générateur d’audience et outils de monétisation. Reste à savoir si les pages jaunes, également éditrice d’outils cartographiques et disposant d’une immense base d’annonceurs, adopteront à leur tour ce type de marketing à la performance.


Vacances vues du ciel, on ne peut plus vous le cacher …

avril 10, 2007

Il est inutile de garder le secret plus longtemps étant donné que les journaux commencent à en parler: le monde, la revue itourisme et Vacances pratiques.

la plateforme géographique du tourisme en France arrive très prochainement et une maquette est d’ors et déjà visible en ligne aujourd’hui: http://www.vacancesvuesduciel.fr. Le site n’est pas encore fonctionnel, ni au point de vue navigation dans la carte ni au niveau recherche d’information, la maquette est juste là pour montrer visuellement l’aspect du site.

Un bel exemple d’intégration web d’une solution de cartographie dynamique.

La technologie utilisée est celle d’Evaway, la solution de cartographie dédiée au tourisme.

La sortie officielle est prévue le 30 avril, avec un grand jeu concours pour fêter ça: une chasse au trésor sur la carte avec des séjours à gagner.

Bientôt plus d’information …


Solutions de cartographie, les modèles économiques se précisent

mars 26, 2007

Arnaud Gstach le responsable commercial Europe du sud de Microsoft Virtual earth a révélé pas mal de points sur le modèle économique de sa solution de cartographie lors de sa conférence donnée à Paris la semaine il y a 2 semaines. Ici pour vous quelques précisions sans dévoiler les quelques parties encore sous le sceau du secret …

Tout d’abord il faut définir la notion de “transaction”, ça à l’air simple mais c’est assez complexe (ou l’inverse). 1 transaction = l’affichage de 8 tuiles de 256 pixels par 256 pixels sur votre écran. Jusque là tout va bien, ainsi plus la taille de la cartographie est grande plus les transactions vont être nombreuses. Il faut noter qu’un petit bout de tuile affiché compte comme une tuile entière, cela à son importance car chaque tuile étant géolocalisée très précisément il est évident que par exemple avec une cartographie de taille 256*256 on tombe extrêmement rarement pile poil sur une tuile (en général dans ce cas il y en a 4 donc = 1/2 transaction). Ainsi on se dit que chaque déplacement latéral, zoom ou changement de mode de visualisation génère des transactions. Oui et non car il faut également intégrer la notion de cache, c’est à dire que les tuiles vues sont chargées dans le cache de votre ordinateur et vont y rester 7 jours précisément. Ainsi si vous revisitez une zone dans un délai de 7 jours, il n’y aura pas de transaction supplémentaire. Pas si simple que ça quand même surtout si on considère que pour l’instant Microsoft est incapable de compter ces transactions et tout repose donc sur des estimations issues de scénarios préparés par les commerciaux de Microsoft et vous même.

Ensuite il y a plusieurs critères à prendre en compte:

1/ Si votre site est libre d’accès au grand public (pas d’intranet donc) non commercial (ne génère aucun revenu) et si vous n’excédez pas 100 000 transactions par jour (ça peut aller très vite) alors vous avez de la chance: c’est gratuit pour vous. Par contre on vous averti qu’un jour il y aura de la publicité et que vous n’en maîtriserez pas le contenu.

2/ Si vous ne voulez pas de publicité et/ou que vous souhaitez plus de transaction par jour et/ou que votre site génère des revenus alors il vous faut sortir le portefeuille. Un coût fixe et un variable indexé sur le nombre de transaction trimestrielle de l’ordre de 0,0065 euros par transaction (dégressif avec le volume).

3/ Si votre site n’est pas libre d’accès au grand public et que vous avez donc un nombre limité et au profil identifié d’utilisateurs (typiquement un intranet) alors il y aura probablement (cela reste encore à valider par le siège) une tarification indexée non pas sur les transactions mais sur le nombre d’utilisateur et sur le type d’utilisation. J’avoue que je suis incapable de vous donner un ordre de grandeur ici … mais je trouve ça assez rigoureux (pour ne pas dire malin) de la part de Microsoft de distinguer les 2 cas.

En ce qui concerne l’insertion de publicité: on peut dire 2 choses: Cela va se produire de façon certaine (voir article précédent, le marché pèsera 50 milliard en 2010); en ce qui concerne la forme même chez Microsoft on n’en n’est pas très sur … de simples panneaux insérés dans le monde en 3D ? des pushpins en forme de logos ?

En tout cas Microsoft est très explicite sur le fait que sa solution de cartographie n’est pas gratuite sans contepartie, mais on n’en attendait pas moins de leur part, et on n’en attend pas moins non plus de la part de Google sur le fait de continuer à jouer sur l’ambiguité de la gratuité de sa solution.


Pourquoi la cartographie est tellement d’actualité en 5 mots:

mars 23, 2007

50 MILLARDS $ EN 2010.

C’est la taille du marché de la recheche locale estimée par les consultants Microsoft. Pour info Microsoft vise 20% du marché, on comprend mieux maintenant pourquoi tous les gros du secteurs investissent autant aujourd’hui.


Microsoft Virtual Earth, quoi de neuf depuis 3 mois ?

mars 23, 2007

Microsoft non plus n’a pas chomé depuis 3 mois. J’ai eu la chance de pouvoir assister à la conférence Microsoft Virtual Earth donnée à Paris la semaine dernière par Arnaud Gstach le responsable pour toute l’Europe du sud, hyper intéressant, tant pour le modèle économique et la stratégie de Microsoft pour la cartographie (que je présenterai dans un prochain post) que pour les fonctionnalités et contenu de Virtual Earth.

Microsoft Virtual Earth est bien moins connu en Europe que Google maps/Earth pourtant elle possède de très solides atouts. Quelques chiffres tout d’abord, Virtual earth est un projet lancé par Bill gates lui même en 2005, c’est 1500 serveurs et 450 développeurs à temps plein. Pour l’instant le principe de fonctionnement est exactement le même que Google maps, avec des API gratuites (voir post suvant pour plus de détail).

- Mode carte, hybride et satellite comme Google, même si il est vrai aujourd’hui la couverture satellite est bien moins bonne. Mais Arnaud Gstach nous promet la meilleure couverture aérienne du marché sur la France d’ici fin 2007 avec 3 types de zones, les villes (très haute précision), le litorral (haute précision) et les zones rurales (probablement les grandes perdantes de l’affaire).

- Mode 2D et 3D dans le browser (IE et Firefox) ce que ne permet pas Google Earth qui est un logiciel non intégrable dans un site web. Plus une qualité des batîmets 3D, notamment au niveau du texturage bien meilleure dans Virtual Earth (grace au rachat de société comme Geotango et Vexel). Microsoft fort de son expérience de flight simulator mise beaucoup sur la full 3D (relief, batîments en 3D avec texturage). Certe aujourd’hui il faut télécharger un plug in pour avoir la 3D, mais demain dans le successeur de Vista le plug in sera probablement déjà intégré ce qui permettra de directement être en 3D… et oui c’est ça aussi la force Microsoft.

- Bird eye view: c’est l’atout majeur de Microsoft Virtual Earth, ce sont des photos très haute précision (10cm par pixel environ) avec un angle de vue à 45° qui couvrent de plus en plus de villes (déjà 21 villes françaises !!!, la liste ici) et sur lesquelles vous pouvez naviguer exactement comme le ferait un albatross. ce qui est génial c’est que pour un même batîment 4 photos sont prises des 4 points cardinaux ce qui permet de voir toutes les façades à 45°.  Il faut l’essayer pour en constater la valeur ajoutée, suivez ce lien http://maps.live.com/ et zoomez sur une ville comme Nice par exemple, le Bird eye View vous sera proposé. Exemple ci dessous avec 3 angles de vue différents du même batiment.

bev1.jpg

bev2.jpg

bev3.jpg


Google earth/maps quoi de neuf depuis 3 mois ?

mars 23, 2007

Bonjour chers lecteurs,

Cela fait plus de 3 mois que pas un post n’a été écrit dans ce blog. Pourquoi ? Car je me suis dit que l’actualité au jour le jour n’était pas la raison d’être de ce blog, d’autres le font très bien: renalid pour ne citer que lui. En revanche prendre du recul pour analyser l’actualité et les mouvements de fond de chaque acteur et résumer tout cela dans un même blog peut être intéressant.

Alors quoi de neuf dans les solutions de cartographie de Google (Google earth et Google maps) depuis 3 mois ? Pour résumer: Google a passé un deal avec spot image pour couvrir l’ensemble de l’europe avec des photos satellites assez jolies à 2,5 m de précision (les zones couvertes avec des imaes de plus haute précision le restent bien sûr.). Toute la suisse est couverte avec une précision de 50 cm et un relief impressionant de réalisme (uniquement sur google earth bien entendu …) suite au rachat de Endoxon. Le danemark est également couvert à 50 cm dans son intégralité. La précision de la vue satellite sur plusieurs villes françaises ( Lyon; Le Mans; Lourdes; Reims; Nancy; Limoges; Lille; Arles) et européennes a été améliorée passant de 60 cm à 20 cm par pixel. Autres points intéressants sur Google Earth uniquement cette fois: l’intégration de contenu provenant de sociétés externes: panoramio (photos), wikipedia, national geographic, tracks4africa… le plus impressionant étant l’intégration des photos aériennes du natinal géographic sur certains spots avec une précision dépassant tout entendement (il paraît même que l’on peut traffiquer le niveau de zoom pour aller encore plus bas…).

On voit bien que Google n’a pas chomé et continue sur son rythme impressionant d’intégration de contenu, et toujours de façon gratuite. Il est intéressant de constater que Google ne propose toujours pas la couverture homogène haute précision de la France malgré l’existence des photos aériennes de l’IGN à 50 cm de précision sur tout le territoire. Est-ce le résultat d’une lutte d’intérêt entre le futur Géoportail et Google ? l’IGN est il trop gourmand (on parle de 2 millions d’euros) ou trop frileux ?

nationalgeogoogle.jpg


Présentation conférence en Aquitaine sur la cartographie

décembre 14, 2006

Voici le pdf des slides de la conférence du 7 décembre auprès des instiutionnels du tourisme d’Aquitaine. Patrick et moi même étions en charge de la matinée : cartographie. Cette présentation fait un panorama des enjeux et des différents solutions de cartographie sur le marché.

Presentation - MOPA (3,5 Mo)

Merci à Jean Luc Boulin de la MOPA et du site etourisme.info pour cette journée très riche.

Une matinée entière était consacrée à la cartographie lors de cette conférence d’une journée. La semaine d’avant, lors des rencontres de l’ARDESI (LA conférence des institutionnels du tourisme) un atelier spécial était également consacré à la cartographie et ses nouveaux enjeux sur le marché du tourisme, vous accéderez au compte rendu en cliquant sur le lien. Il est clair que la cartographie est en train de devenir un “must have” pour un site Internet touristique, plus personne ne le remet en question surtout quand une étude auprès de 5000 internautes européens révèlent que juste après la mise à jour des données, la cartographie arrive en seconde position dans ce que veulent les internautes comme contenu d’un site institutionnel.


4 questions à considérer pour intégrer une solution de cartographie dans votre site Internet.

décembre 12, 2006

1 - Comment est organisée ma base de donnée ?

2 - Comment géolocaliser mes données ?

3 - Quels fonds de carte utiliser ?

4 - Quel moteur cartographique utiliser ?

La première question peut être évidente mais il faut bien définir ce que l’on veut voir s’afficher sur la carte et les fonctionnalités que l’on veut. Ainsi si on veut une carte dynamique ou des requêtes de disponibilité par sélection d’une zone géographique, mieux vaut s’assurer avant que votre base de donnée le permet et dans des temps de réponse convenables.

La seconde question est complexe mais la réponse est assez simple, puisqu’il n’existe que 3 façons de procéder: Utiliser un système de géocodage qui convertit les adresses en coordonnées GPS, ce système n’est efficace réellement que sur les zones urbaines de France et si vos adresses sont bien renseignées. La seconde option consiste à aller sur le terrain muni d’un GPS, c’est tout à fait envisageable à moindre coûts pour un Office de Tourisme d’une petite zone par exemple. La dernière solution consiste à repérer les points sur une carte ou à faire repérer par les personnes concernées (un hôtelier par exemple peut repérer son hôtel). A vous de choisir, sacahnt que la meilleure solution (la plus efficace et la moins chère) est peut être un mix des 3. Pour info il existe de nombreux services payants de géocodage qui vous coûteront environ 1500 euros pour 10 000 adresses, il en existe aussi des gratuits, mais de qualité moindre.

La troisième question peut se formuler également de cette manière: est-ce que je possède mes propres fonds de carte ? (dans ce cas là il ne vous faut plus qu’un système pour les exploiter). Est-ce que je veux une vue aérienne ? Est-ce que je veux un niveau de zoom très détaillé ? Est-ce que je veux des fonctionnalité de calcul d’itinéraire ? sachant que le prix est grossomodo exponnentiel avec la précision du zoom et que si vous voulez des requêtes de calcul d’itinéraire alors il vous faudra passer par Navtech ou Teleatlas (qui équipent Viamichelin, mappy, maporama, Google Maps ….)

La dernière question est de choisir parmi les solutions du marché celle qui vous convient le mieux. Il convient de rappeler que la plupart des acteurs proposent à la fois le moteur cartographique et les fonds de carte de façon indissociable. Google maps permet d’afficher ses propres données il me semble, et les acteurs comme Evaway restent flexibles. Il vous est toujours possible de développer vous même votre moteur, mais il n’est pas certain que le résultat soit satisfaisant en regard des coûts de développement.