Solutions de cartographie, les modèles économiques se précisent

mars 26, 2007

Arnaud Gstach le responsable commercial Europe du sud de Microsoft Virtual earth a révélé pas mal de points sur le modèle économique de sa solution de cartographie lors de sa conférence donnée à Paris la semaine il y a 2 semaines. Ici pour vous quelques précisions sans dévoiler les quelques parties encore sous le sceau du secret …

Tout d’abord il faut définir la notion de “transaction”, ça à l’air simple mais c’est assez complexe (ou l’inverse). 1 transaction = l’affichage de 8 tuiles de 256 pixels par 256 pixels sur votre écran. Jusque là tout va bien, ainsi plus la taille de la cartographie est grande plus les transactions vont être nombreuses. Il faut noter qu’un petit bout de tuile affiché compte comme une tuile entière, cela à son importance car chaque tuile étant géolocalisée très précisément il est évident que par exemple avec une cartographie de taille 256*256 on tombe extrêmement rarement pile poil sur une tuile (en général dans ce cas il y en a 4 donc = 1/2 transaction). Ainsi on se dit que chaque déplacement latéral, zoom ou changement de mode de visualisation génère des transactions. Oui et non car il faut également intégrer la notion de cache, c’est à dire que les tuiles vues sont chargées dans le cache de votre ordinateur et vont y rester 7 jours précisément. Ainsi si vous revisitez une zone dans un délai de 7 jours, il n’y aura pas de transaction supplémentaire. Pas si simple que ça quand même surtout si on considère que pour l’instant Microsoft est incapable de compter ces transactions et tout repose donc sur des estimations issues de scénarios préparés par les commerciaux de Microsoft et vous même.

Ensuite il y a plusieurs critères à prendre en compte:

1/ Si votre site est libre d’accès au grand public (pas d’intranet donc) non commercial (ne génère aucun revenu) et si vous n’excédez pas 100 000 transactions par jour (ça peut aller très vite) alors vous avez de la chance: c’est gratuit pour vous. Par contre on vous averti qu’un jour il y aura de la publicité et que vous n’en maîtriserez pas le contenu.

2/ Si vous ne voulez pas de publicité et/ou que vous souhaitez plus de transaction par jour et/ou que votre site génère des revenus alors il vous faut sortir le portefeuille. Un coût fixe et un variable indexé sur le nombre de transaction trimestrielle de l’ordre de 0,0065 euros par transaction (dégressif avec le volume).

3/ Si votre site n’est pas libre d’accès au grand public et que vous avez donc un nombre limité et au profil identifié d’utilisateurs (typiquement un intranet) alors il y aura probablement (cela reste encore à valider par le siège) une tarification indexée non pas sur les transactions mais sur le nombre d’utilisateur et sur le type d’utilisation. J’avoue que je suis incapable de vous donner un ordre de grandeur ici … mais je trouve ça assez rigoureux (pour ne pas dire malin) de la part de Microsoft de distinguer les 2 cas.

En ce qui concerne l’insertion de publicité: on peut dire 2 choses: Cela va se produire de façon certaine (voir article précédent, le marché pèsera 50 milliard en 2010); en ce qui concerne la forme même chez Microsoft on n’en n’est pas très sur … de simples panneaux insérés dans le monde en 3D ? des pushpins en forme de logos ?

En tout cas Microsoft est très explicite sur le fait que sa solution de cartographie n’est pas gratuite sans contepartie, mais on n’en attendait pas moins de leur part, et on n’en attend pas moins non plus de la part de Google sur le fait de continuer à jouer sur l’ambiguité de la gratuité de sa solution.


Pourquoi la cartographie est tellement d’actualité en 5 mots:

mars 23, 2007

50 MILLARDS $ EN 2010.

C’est la taille du marché de la recheche locale estimée par les consultants Microsoft. Pour info Microsoft vise 20% du marché, on comprend mieux maintenant pourquoi tous les gros du secteurs investissent autant aujourd’hui.


Microsoft Virtual Earth, quoi de neuf depuis 3 mois ?

mars 23, 2007

Microsoft non plus n’a pas chomé depuis 3 mois. J’ai eu la chance de pouvoir assister à la conférence Microsoft Virtual Earth donnée à Paris la semaine dernière par Arnaud Gstach le responsable pour toute l’Europe du sud, hyper intéressant, tant pour le modèle économique et la stratégie de Microsoft pour la cartographie (que je présenterai dans un prochain post) que pour les fonctionnalités et contenu de Virtual Earth.

Microsoft Virtual Earth est bien moins connu en Europe que Google maps/Earth pourtant elle possède de très solides atouts. Quelques chiffres tout d’abord, Virtual earth est un projet lancé par Bill gates lui même en 2005, c’est 1500 serveurs et 450 développeurs à temps plein. Pour l’instant le principe de fonctionnement est exactement le même que Google maps, avec des API gratuites (voir post suvant pour plus de détail).

- Mode carte, hybride et satellite comme Google, même si il est vrai aujourd’hui la couverture satellite est bien moins bonne. Mais Arnaud Gstach nous promet la meilleure couverture aérienne du marché sur la France d’ici fin 2007 avec 3 types de zones, les villes (très haute précision), le litorral (haute précision) et les zones rurales (probablement les grandes perdantes de l’affaire).

- Mode 2D et 3D dans le browser (IE et Firefox) ce que ne permet pas Google Earth qui est un logiciel non intégrable dans un site web. Plus une qualité des batîmets 3D, notamment au niveau du texturage bien meilleure dans Virtual Earth (grace au rachat de société comme Geotango et Vexel). Microsoft fort de son expérience de flight simulator mise beaucoup sur la full 3D (relief, batîments en 3D avec texturage). Certe aujourd’hui il faut télécharger un plug in pour avoir la 3D, mais demain dans le successeur de Vista le plug in sera probablement déjà intégré ce qui permettra de directement être en 3D… et oui c’est ça aussi la force Microsoft.

- Bird eye view: c’est l’atout majeur de Microsoft Virtual Earth, ce sont des photos très haute précision (10cm par pixel environ) avec un angle de vue à 45° qui couvrent de plus en plus de villes (déjà 21 villes françaises !!!, la liste ici) et sur lesquelles vous pouvez naviguer exactement comme le ferait un albatross. ce qui est génial c’est que pour un même batîment 4 photos sont prises des 4 points cardinaux ce qui permet de voir toutes les façades à 45°.  Il faut l’essayer pour en constater la valeur ajoutée, suivez ce lien http://maps.live.com/ et zoomez sur une ville comme Nice par exemple, le Bird eye View vous sera proposé. Exemple ci dessous avec 3 angles de vue différents du même batiment.

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Google earth/maps quoi de neuf depuis 3 mois ?

mars 23, 2007

Bonjour chers lecteurs,

Cela fait plus de 3 mois que pas un post n’a été écrit dans ce blog. Pourquoi ? Car je me suis dit que l’actualité au jour le jour n’était pas la raison d’être de ce blog, d’autres le font très bien: renalid pour ne citer que lui. En revanche prendre du recul pour analyser l’actualité et les mouvements de fond de chaque acteur et résumer tout cela dans un même blog peut être intéressant.

Alors quoi de neuf dans les solutions de cartographie de Google (Google earth et Google maps) depuis 3 mois ? Pour résumer: Google a passé un deal avec spot image pour couvrir l’ensemble de l’europe avec des photos satellites assez jolies à 2,5 m de précision (les zones couvertes avec des imaes de plus haute précision le restent bien sûr.). Toute la suisse est couverte avec une précision de 50 cm et un relief impressionant de réalisme (uniquement sur google earth bien entendu …) suite au rachat de Endoxon. Le danemark est également couvert à 50 cm dans son intégralité. La précision de la vue satellite sur plusieurs villes françaises ( Lyon; Le Mans; Lourdes; Reims; Nancy; Limoges; Lille; Arles) et européennes a été améliorée passant de 60 cm à 20 cm par pixel. Autres points intéressants sur Google Earth uniquement cette fois: l’intégration de contenu provenant de sociétés externes: panoramio (photos), wikipedia, national geographic, tracks4africa… le plus impressionant étant l’intégration des photos aériennes du natinal géographic sur certains spots avec une précision dépassant tout entendement (il paraît même que l’on peut traffiquer le niveau de zoom pour aller encore plus bas…).

On voit bien que Google n’a pas chomé et continue sur son rythme impressionant d’intégration de contenu, et toujours de façon gratuite. Il est intéressant de constater que Google ne propose toujours pas la couverture homogène haute précision de la France malgré l’existence des photos aériennes de l’IGN à 50 cm de précision sur tout le territoire. Est-ce le résultat d’une lutte d’intérêt entre le futur Géoportail et Google ? l’IGN est il trop gourmand (on parle de 2 millions d’euros) ou trop frileux ?

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